Michael Jordan a dit un jour
"Si vous rentrez dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de l'escalader, de le traverser, ou de le contourner."
"Si vous rentrez dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de l'escalader, de le traverser, ou de le contourner."
Rappelez-vous de ce mercredi 18 juin 2008, où j'affirmais que les Lakers étaient de retour. C'est dès l'opening night d'octobre 2008 que l'on pouvais confirmer ces propos avec la monstrueuses claque qu'infligeaient los Lakers aux Trails Blazzers grâce à l'apparition de la nouvelle Strong Side Defense. LA manquait de punch en défense, conséquence 36 points d'écart au Game 6 face aux Celtics... C'est alors que ce sentiment de revanche est apparu dans le c½ur de nos Angelinos ce soir du 17 juin 2008. Sentiment ne pouvant apparaître que chez ces joueurs appartenant à ces grandes franchises telles que les Lakers ou les Celtics, étant donné la grande rivalité entre ces 2 anciennes franchises de la NBA.
Tout bascule le 14 janvier 2008 lorsque Bryant pousse son équipe à la victoire de la plus belle des manières lors d'un duel mano a mano avec Durant. Nouveau thriller, nouveau buzzer beater, les californiens retrouvent la tête de la WIld Wild West pour la première fois depuis des saisons et ne la quitterons plus. C'est ensuite que Pau fait sa valise direction le soleil californien. L'espoir d'un nouveau titre préside alors à Lalaland.
Depuis les jours sont meilleurs à LA, le showtime est de retour.
Les Lakers n'avaient qu'un seul et unique but : décrocher le titre qui fuyait Los Angeles depuis les années dorées du Threepeat.
Même si Orlando est parfois passé tout prêt, LA a toujours réussi à hausser son niveau de jeu et surtout à réduire considérablement sa marge d'erreur lorsque le match était en jeu. Bref, jouer comme un champion...
Dimanche dernier, après avoir subi l'assaut d'un Magic euphorique durant les premières minutes du jeu, les Angelinos sont tranquillement repartis au travail, sans même changer un joueur. Les rouages se sont remis à fonctionner et ils sont revenus dans le match, sans paniquer. Même si, durant le quatrième quart-temps, Kobe s'est remis à forcer un peu et à jouer un peu trop souvent en isolation par fébrilité, il a été remarquable d'altruisme durant toute la partie, permettant à Lamar Odom (17 pts et 10 rbds) et à Trevor Ariza (15 pts et 5 rbds) de prendre et de réussir des shoots clefs.
ʺIl a appris comment devenir un leader et à faire en sorte que les autres joueurs aient envie de le suivreʺ, analysait Phil quelques minutes après la victoire. ʺC'est très important pour lui, parce qu'il a compris qu'il fallait qu'il donne s'il voulait recevoir. C'est devenu un vrai joueur altruiste et pas seulement un leader qui exige des choses.ʺ
Pau s'est largement illustré par son intelligence de jeu et son sens du collectif (14 pts, 15 rbds, 3 pds et 4 ctrs). Il a adhéré au plan de jeu de Phil à 100% et n'en a jamais dévié. Malgré ses mains en or et son talent offensif naturel, il a accepté de se concentrer avant tout sur la défense et le rebond, et de simplement prendre les tirs qu'il pourrait. Il s'est collé à cette tâche avec la même application qu'un role player devant se battre pour son temps de jeu. Même lorsque Kobe ou d'autres oubliaient parfois de le servir, il a continué à offrir des solutions, à courir derrière les rebonds et à batailler avec Dwight, sans jamais avoir l'air excédé. Ce n'est d'ailleurs certainement pas un hasard si, après avoir remis le trophée de MVP qui porte son nom à KB24, Bill Russell s'est empressé d'aller lui glisser quelques mots à l'oreille...
Avec ce fabuleux 15ième titre, los Lakers sont redevenus la meilleur équipe du monde et ils ont raison d'en profiter maintenant car les autres équipes, Orlando et Boston en tête, n'ont pas envie de voir débuter une nouvelle dynastie ʺpurple & goldʺ. Je n'ai qu'une chose à dire
Sincere Congratulation Mister Bryant and Mister Phil
4 bagues de champion pour KB24, X bagues occupant les mains de Zen Master, ce titre est loin d'être comme les autres. Il s'agit du titre de la rédemption, celui qui prouve que Kobe est finalement the best player of this time, je n'insisterais pas sur le fait que Kobe peut gagner sans Shaq car je savais que cela arriverait. L'équipe s'est donné à fond pour ce Larry O'Brien Championship Trophy et c'est ce qui explique l'importance de cette victoire : un énorme travail de fond a été effectué par cette équipe depuis maintenant 1 ans et demi. Pau et Kobe dès le 1er mois de leur union forment un duo effrayant, Zen Master possède tous les éléments pour appliquer cette magnifique attaque en triangle et l'on voit apparaitre de plus en plus le pick and roll entre KB et Pau sur les ailes du terrain. Lamar s'adapte à son nouveau rôle de 6° homme et Trevor fait lever les foules après ses dunk "energizers".
Pau, qui selon moi est à l'origine de ce titre, est un de ces joueurs qui a gagné un titre amplement mérité, Luke Walton retrouve les vraies racines de son père. Lamar Odom, "the package" comme on le surnommait sur le campus de Rhode Island est devenu un player atypique ayant survécu à de multiples tragédies avant de trouver calme et sérénité. Doté d'un altruisme assez rare pour un joueur de son gabarit, il cultivait un véritable culte à Magic Johson (pas étonnant qu'il joue sous le même maillot) et le voilà maintenant au sommet de sa carrière et champion NBA.
De plus, à seulement 30 ans, Kobe reçoit finalement le titre de MVP qui lui manqué dans son palmarès à savoir le Bill Russel Trophy dommage qu'il n'est pas gagné le titre de MVP de la saison régulière car il aura été le seul joueur avec Jordan à remporter 4 titres de MVP en 1 ans : pour le All Star game, celui de la saison, des Finals et des JO. En revanche, le magazine Slam a présenté la liste des meilleurs joueurs de BBall pour son 130ième numéro et a placé Kobe Bryant dans le top 15 avec la 12ième position. Il reste encore 6 ou 7 ans à Kobe pour atteindre le top 2 des légende NBA lui qui est devenu le sixième joueur le plus prolifique en playoffs, avec 4381 points, dépassant lors des phases finales 2009, Magic Johnson (3701), Hakeem Olajuwon (3755) ou Larry Bird (3897). Pour l'instant, on peut légitiment le considérer comme le meilleur joueur de l'ère post-Jordan. C'est à dire comme le meilleur joueur de la décennie. En effet, seul Tim Duncan avec 2 MVP, et 4 titres, ou encore Shaq avec lui aussi 4 titres, peuvent l'empêcher d'être désigner à ce titre. Néanmoins, Black Mamba joue depuis quelques saisons à un niveau très rarement atteint, plus fort statistiquement que Duncan. Il domine la star des Spurs lors des duels en playoffs (4 séries gagnées depuis 99 pour LA, contre 2 pour les Spurs). Kobe est largement plus clutch que Shaq, son intelligence de jeu lors du money time font qu'il est probablement le plus complet des trois meilleurs joueurs, depuis la retraite de Jordan.
Fan de basket, il a déjà reçu les Bulls à la Maison Blanche, donné ses pronos sur la March Madness, les playoffs NBA, et il s'est fait construire un playground dans sa nouvelle demeure, temporaire, de D.C. Obama ne s'est pas fait prier pour téléphoner à Phil Jackson, histoire de féliciter le coach aux dix bagues et de l'inviter à la Maison Blanche pour célébrer le sacre, comme le veut la tradition. Bynum s'est déjà ému. “Je veux le rencontrer à tout prix, ça va être énorme“. Pour info, Barack avait donné les Lakers gagnants en 6 matches.
Finalement, les anges de Californie sont redevenus la proie que tout le monde chasse, la Superstar Kobe Bryant possède encore plus d'ennemi. Qu'en est-il pour l'avenir?Carpe Diem et revoyez la joie de Kobe à la fin du Game 5 où il saute comme un certain Jordan en 1997 (1998 je sais plus) ou encore lors de la Parade des Lakers à Lalaland!
United We Won




